mission de service public. Pour des raisons personnelles, il sest écarté de son itinéraire normal, et a violem-
ment heurté limmeuble de la demoiselle Mimeur. Le Conseil dÉtat estime que Dessertenne a commis une
faute personnelle en-dehors de lexercice de ses fonctions, mais que cette faute nest pas dépourvue de tout
lien avec le service. En conséquence, il retient la responsabilité de lÉtat.
Finalement, seule la première catégorie de faute personnelle exclut toute possibilité de
cet exercice.
- soit contre la personne publique - en principe devant le juge administratif,
Certaines dispositions législatives substituent doffice lÉtat à ses agents ; la victime devra
responsabilité des membres de lenseignement - loi précitée, compétence du juge judiciaire.
nengageaient pas leur responsabilité vis-à-vis de ladministration - C.E., 28 mars 1924, Poursines.
chable de l'exercice des fonctions) ; l'administration est alors tenue de couvrir intégralement l'inté-
ressé des condamnations civiles prononcées contre lui ;
Deuxième cas : le dommage provient exclusivement d'une faute personnelle détachable de
cette faute et le service, obtenir la garantie de l'administration ;
Troisième cas : une faute personnelle a, dans la réalisation du dommage, conjugué ses ef-
pour la part imputable à cette faute de service.
La contribution finale de lagent et de l'administration à la charge des réparations sera ré-
lun et de lautre, et non en fonction du rapport de causalité entre les fautes respectives et le dom-
difficile de résister à la tentation de le citer intégralement :
d'Etat, par laquelle le président du tribunal administratif de Paris a transmis au Conseil d'Etat,