Chercher
Page d'Accueil
Page précédente Sommaire Page suivante        20/14
Lex publica :                           L’administration d’Etat                    droit administratif  
 

I - Le département, unité administrative de droit com-
mun    

Autrement dit, principal élément de l’administration territoriale. La formule est due aux au-

teurs du rapport sur les décrets du 14 mars 1964 relatifs à l’organisation de l’administration territo-
riale.  

A - Historique et actualité du département    
Sous l’Ancien Régime, la carte administrative de la France ressemblait davantage à un habit

d’arlequin qu’à une projection cartésienne. On relevait une multitude de circonscriptions formant un
ensemble disparate et hétéroclite. Les héritiers de la philosophie des lumières ne pouvaient tolérer

pareille situation.    

Par la loi des 22 décembre 1789 - 8 janvier 1790, l’Assemblée constituante décide de procé-
der à la division du royaume en départements.   

Au préalable, elle prend soin de poser deux principes :    

- l’unité fondamentale du royaume : les départements devront être “ les sections d’un même
tout ” ;    

- l’égalité de traitement des départements : ils relèveront d’un régime commun.  
La loi des 15-16 février 1790 crée 83 départements, subdivisés en districts et en cantons.

Aux yeux de ses auteurs, cette décision n’est pas arbitraire ; elle procède partiellement des doléan-
ces présentées par les populations concernées. Compte a donc été tenu de certaines considérations

historiques, géographiques et…pratiques.  

Ces précautions n’ont pas obvié aux critiques. D’aucuns reprochent aux départements     
- d’être artificiels,    

- d’être trop exigus, et donc incompatibles avec les exigences d’une économie moderne et
avec la construction européenne.    

La  loi d’aménagement du  territoire du 4  février 1995  vise à désarmer  les critiques.  Elle
charge   les   commissions   départementales   de   la   coopération   intercommunale   de   “ constater
l’existence de pays ”. Un pays est un territoire qui présente une certaine cohésion géographique

culturelle, économique ou sociale. Il servira de cadre à la définition et à la réalisation par l’État et
les collectivités locales d’un projet commun de développement. Toutefois, une circulaire du 4 mai

1995 précise que les pays ne sont pas de nouvelles circonscriptions. L’existence des départements
n’est donc pas menacée dans l’immédiat. On en dénombre actuellement 100 - 96 + 4.  

 

B - L'implantation départementale des services déconcentrés de
l'État    

Aujourd'hui encore, le département constitue la circonscription de base de l'administration
territoriale d’État - l’unité administrative de droit commun. En d’autres termes, il reste le cadre
principal d'organisation des services déconcentrés de l'État.   

Ces services étaient qualifiés d'extérieurs avant la loi du 6 février 1992. La nouvelle épithète

déconcentré - met en exergue les transferts de compétence de l'administration centrale vers l'ad-
ministration territoriale. Elle éclaire le mouvement de déconcentration engagé. Elle traduit une ré-

alité juridique. L'ancienne épithète - extérieur - exprimait plutôt une réalité géographique. En effet,
les services en question ne sont que les prolongements territoriaux des différents ministères natio-

naux.    
Ils sont en principe implantés dans les départements. La majorité des services déconcentrés

sont des directions départementales : équipement, agriculture, affaires sanitaires et sociales, postes
et télécommunications, services fiscaux.   

 
 

 
Page précédente Sommaire Page suivante  
Aide à la navigation

Chercher